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Habamadeleus Curroculiniculum
Le Habamadeleus Curroculiniculum est le nom donné en Europe à la journée rituelle du 13 novembre. Le fait que des pratiques similaires (mais différant de nom) aient lieu à la même date dans de nombreuses parties du monde intrigue les chercheurs. Cependant, aucune théorie solide ne permet à l'heure actuelle de comprendre d'où cette tradition a pu se répandre dans le monde et par quel moyen.
Cette journée rituelle est à l'origine de nombreuses théories magiques sur l'Incantation et la Magie des Mots.
Origines et syncrétisme
Les premières mentions de cette tradition datent de la Rome antique. Aulu-Gelle raconte :
[Le jeune homme] se rendit alors dans chaque maison en criant “Habamadeleus Curroculiniculum”. La magie opéra et tous les habitants qui l'entendirent se rassemblèrent sur le forum et furent témoin de l'horrible méfait. Depuis ce jour, on célèbre chaque 13 novembre le pouvoir du langage, même dans ses aspects les plus énigmatiques. On trace de grands charabias dans toute la ville, on organise des concours de discours en langues imaginaires et on se presse au théâtre pour écouter une pièce en araméen ou en gotique. 1)
Déjà à l'époque romaine, cette journée rituelle puisait dans l'idée que les Romains se faisaient de la mythologie égyptienne et de ses arcanes. Les fouilles archéologiques ont montré que le 13 novembre associait des représentations d'Isis aux mystères grecs d'Eleusis et à Janus, le dieu romain des passages et de la duplicité.
Au fil des ans, les rites ont évolué et ont commencé à intégrer d'autres alphabets, célébrant toujours la compréhension par l'incompréhensible. Ainsi, on voit apparaître dans les rites l'alphabet runique dès le IXème siècle et le cyrillique dès le XIème siècle.
De très nombreux témoignages évoquent ce jour-là une compréhension instinctive de langues étrangères (même inventées) par les mages mais aussi par les brigots.
Une symbolique complexe
Au-delà de la magie fascinante (et, avouons-le, incompréhensible) à l’œuvre dans ce rituel, il mêle plusieurs dimensions symboliques :
- le syncrétisme religieux et culturel est souvent interprété comme la nécessité d'une communauté magique et brigotique internationale, dans laquelle les tensions et désaccords doivent être mis de côté. C'est probablement pour renforcer cette symbolique que l'on voit rapidement apparaître dans les rites des référence au Faucon cabalistique, cet animal mythique qui transcende les frontières.
- la structure rituelle, bien que fluctuante au fil des années, accorde un rôle précis à chacun des éléments qui la composent. Les cérémonies sont habituellement constituées de deux étapes, représentant pour la première la création (émission, envoi, envol du langage) et pour la deuxième la réception (acceptation, compréhension, émotion).
- la célébration d'un rapport inversé au langage, dont on honore paradoxalement l'hermétisme, permet l'ouverture à d'autres horizons que la communication efficace ou la transmission d'un message.
Déclinaisons internationales
Voici quelques exemples de déclinaisons connues.
En Nouvelle Zélande, les rites s'appuient majoritairement sur la compréhension partiellement possible entre les humains et les Grands Faes.
En Amérique du Sud, les capybaras sont considérés comme des animaux sacrés ce jour-là. On utilise notamment leurs sifflements et leurs aboiement durant les rites.
Dans plusieurs pays subsahariens, la matinée est entièrement dévolue au pouvoir du silence, et il est interdit de prononcer un seul mot.